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A faire en juin : valoriser les déchets de tonte

Avec en moyenne entre 500 g et 1 kg par m2 et par an, les déchets de tonte représentent près de la moitié des rémanents produits par l’entretien du jardin. Leur mise aux ordures ménagères n’étant pas autorisée, et l’apport en déchetterie, pénible et chronophage, posant des problèmes de traitement par les collectivités, il n’est pas toujours simple pour le jardinier de s’en débarrasser de manière satisfaisante. Si bien que la valorisation des déchets de tonte au sein même du jardin s’impose peu à peu comme une nécessité. C’est aussi une manière de transformer un déchet encombrant en ressource durable.

Tondre moins, pour ramasser moins

Les jardiniers ont la fâcheuse manie de tondre leur gazon trop court (5 cm ou moins). D’une part, cela génère des repousses plus vigoureuses et entraine donc des tontes plus fréquentes, mais cela fragilise également le gazon qui devient plus sensible à la sécheresse, aux maladies et à son envahissement par les mauvaises herbes ou la mousse. Une hauteur de 7 à 8 cm est beaucoup plus viable, surtout à l’approche des chaleurs estivales, d’autant qu’à cette hauteur, la repousse est plus lente. Parallèlement à cela, une scarification régulière, tous les deux à trois ans, aide à garder un gazon dense et en bonne santé.

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Le recyclage au compost

Les déchets de tonte, mous et humide, sont très riches en azote et ont donc besoin, pour être correctement décomposés, d’être mélangés, en quantité égales, à des déchets carbonés (durs, bruns et secs).  Faute de quoi, s’ils sont mis en tas, ils chauffent fortement (jusqu’à 60°c) et entament rapidement  une fermentation qui va les transformer en une pâte visqueuse à l’odeur nauséabonde, chargée en ammoniaque. En l’absence de ces éléments riches en carbone (feuilles mortes, aiguilles de pin, broyat, paille…) l’apport au tas de compost est envisageable à condition que celui-ci soit au moins aussi volumineux que la masse d’herbe et entièrement mélangé avec elle.

 

L’utilisation en paillis

L’herbe coupée est un excellent matériau de paillage, abondant et gratuit, qui fertilise le sol, limite le développement des adventices et réduit l’évaporation de l’eau d’arrosage. C’est donc un facteur d’économie d’eau et d’engrais, à condition toutefois de se prémunir des risques de fermentation lors de son utilisation. Utilisée fraiche, c’est une précieuse source d’azote qui se décompose rapidement pour nourrir les plantes. Afin de limiter le risque de brûlure des racines ou des tiges des plantes fragiles, il convient d’en limiter les apports à des couches d’une épaisseur de 2 à 3 cm maximum. L’opération, rapide et simple, peut être renouvelée à chaque tonte. Pour l’utiliser en couches plus épaisses (10 cm et plus), il est nécessaire de laisser l’herbe sécher en andains de 15 cm de haut et 30 cm de large dans un coin du jardin. Une fois jaunie et sèche, elle peut être épandue sans risque au pied des plantes. 

La tonte comme la plupart des travaux d’entretien de la pelouse (scarification, apports d’engrais, traitements, évacuation des déchets) constituent des travaux de petit jardinage qui relèvent des services à la personne. Vous pouvez en confier la prise en charge par des professionnels agréés et profiter des réductions fiscales en vigueur proposées par Access SAP.

Date : 01/06/2016